Le Castor : « Bonjour Msieur l’Duc ! Merci d’accepter cette entrevue ! »
Faust, l’Duc de Berry : « Bonjour, c'est bien normal.»
Le Castor : « Voilà maintenant presque un mois que vous avez été élu. On peut pas dire que c’était la grande entente avec le partie opposé au votre pendant les élections… L’ambiance c’est elle améliorée depuis ? »
Faust, l’Duc de Berry : « Ma foi, je dirai oui. Mis à part deux conseillers qui s'obstinent à saboter et à se répandre en grossièreté lors des débats, les autres membres de l'opposition font leur travail et c'est fort appréciable ! »
Le Castor : « On entend partout qu’il faut remplir les mines, choses compréhensible, mais vu l’empressement de ce faire, y’a-t-il un danger imminent à craindre à ce sujet ? »
Faust, l’Duc de Berry : « Danger non, et il n'y a pas empressement, car à vrai dire c'est un chantier qui revient au Conseil régulièrement et depuis fort longtemps. Les mines sont un peu la clef de voute de notre économie, et nous espérons que nos décisions permettront d'équilibrer leurs coûts et production. Notre commissaire aux mines fait une très belle campagne, mais cela ne peut suffire, aussi j'invite à nouveau au civisme de chacun, afin que chaque berrichon passe régulièrement à la mine. Mon plus loyal valet y va d'ailleurs tous les jours, j'espère qu'en montrant ainsi l'exemple, cela remplira nos mines. »
Le Castor : « Si vous étiez un fruit ? »
Faust, l’Duc de Berry : « En bon épicurien, je dirai le fruit de la vigne, le raisin, vous comprendrez pourquoi. »
Le Castor : « Si vous étiez une femme que vous connaissez ? Qui ça serait ? »
Faust, l’Duc de Berry : « La baronne, Zoyah de Valancçay, pour sa force de caractère !»
Le Castor : « Pensez vous qu’il vaut mieux mentir à son Peuple et pas l’inquiéter ou dire la vérité et installer un mouvement de panique ? »
Faust, l’Duc de Berry : « Hmm curieuse question. Je m'obstine à communiquer un maximum au peuple, défaut navrant de mon prédécesseur. Mais il est des affaires qui se doivent de rester au secret, ne serait-ce que par soucis de sécurité, les étrangers étant parfois de passage. Toutefois, si devant une affaire grave, je devais choisir entre mentir ou dire la vérité. Il est évident que je choisirai la deuxième solution. Après tout, les Berrichons l'ont prouvé maintes fois, et ne sont pas du genre à paniquer. »
Le Castor : « Et sinon, vous êtes célibataire ? »
Faust, l’Duc de Berry : « Oui, et cela ne me dérange pas. J'ai déjà beaucoup à faire avec mes courtisanes. »
Le Castor : « Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez dire aux Berrichons ? Ou un message à passer, profitez en, j’suis dans mes bons jours et c’est gratuit ! »
Faust, l’Duc de Berry : « Ma foi, j'aimerai juste leur dire de juger sur les faits, et non pas les fausses annonces de quelques agitateurs rancuniers qui essayent de discréditer leur duc, leur duché, et par la-même n'hésitent pas à mettre en danger leur terre natale. Mon Conseil et moi-même travaillons en majorité pour le duché, et avançons chaque jour sur les différents dossiers. Le Bilan de la mi mandat fera le point sur les premiers travaux et ouvrira sur le dernier mois, pendant lequel nous ne comptons pas nous endormir.»
Le Castor : « Une dernière question… Qui selon vous est le plus fort, la vache ou le bœuf ? »
Faust, l’Duc de Berry : « Vous êtes décidément étonnante. Vous m'auriez dit taureau, encore... Mais d'un mâle châtré, je ne peux que me tourner vers la vache, qui assurément jouera de ses qualités pour arriver à ses fins. »
Le Castor : « Merci Msieur l’Duc pour cette entrevue. Ah et entre nous… Si vous savez pas quoi faire un soir, j’connais quelqu’un qui pourrait vous étonner. Mais chut, c’t’un secret. »
Faust, l’Duc de Berry : «Et bien, j'espère pouvoir rencontrer cette personne rapidement. »
Papotage avec un Castor...
Un Castor m'a dit que ... Il serait possible qu'un certain George deuxième du nom soit en réalité une Georgette.
Un Castor m'a dit que ... Le juge et la Proc passe beaucoup de temps ensemble dans leur bureau, et pas que pour le travail…
Un Castor m'a dit que ... Les mines seraient sans doute plus remplies si la belle prévôte passait pas son temps à papoter avec les nains. Mais c'est peut être une nouvelle technique.
Un Castor m'a dit que ... Un certain maire fermait sa salle d’animation le temps des élections et ne l’ouvrait que s’il était réélu.
Un Castor m'a dit que... un certain faussaire plutôt fier se balade en Berry et qu'il aurait une dent contre Faust car celui ci a refusé de lui offrir un hochet en argent...
Un Castor m'a dit que … les bouffons, c'est tabou, on en viendra tous à bout...
Petits poèmes... d'actualités...
La complainte de l'homme-enfant
La complainte de l’homme-enfant
Il était une fois, dans notre beau duché de Berry,
Un homme-enfant atteint d’une certaine niaiserie.
Le gamin, pauvre sot, avait oublié en grandissant
Que l’esprit et la raison ne venaient pas en gémissant.
Alors pour masquer ses crétineries et sa stupidité,
Il prit l’apparence de celui qu’il adulait en secret.
Nageant dans le costume d’un plus grand que lui,
Il commença ses méfaits et bassesses durant la nuit.
Ne supportant pas que son idole soit le plus aimé,
Il afficha des inepties, signées de l’identité volée.
Alors que dans l’obscurité trompeuse il jubilait,
Le jour venant, le bébé retournait à ses pâtés.
Mais un jour viendra où le nigaud se prendra les pieds
Dans le costume trop ample, si stupidement emprunté
Et encore les pauvres Berrichons devront supporter
Les jérémiades et caprices de ce sale mouflet.